Des terres récupérées par des paysans, des communes et assemblées gouvernées directement par la population, des squats, des usines ou entreprises autogérées… Ces exemples nous renvoient la vitalité des pratiques visant à « l’autonomie » : le pouvoir se gouverner par ses propres règles. Toutes ces pratiques, diverses dans leur mode de fonctionnement ont au moins un point commun : leur existence s’appuie sur l’appropriation et le contrôle d’un territoire. L’espace de vie dans lequel se développent des solidarités et des activités devient un espace de possibilités.
L’autonomie peut-elle exister sans territoires autonomes ?
Qu’est-ce qu’un territoire ?
Comment ces espaces se construisent-ils et parviennent-ils à choisir leur propre manière de vivre ?
Quelles interactions avec l’environnement socio-politique immédiat ?
Autant de questions complexes qui méritent un petit détour vers des tentatives et des pratiques concrètes d’autonomie.
De la Commune d’Oaxaca à notre vieille Marseille en passant par les caracols zapatistes et Longo Maï, cette soirée cherche à mettre en perspective des luttes avec des possibilités d’autonomie. Le terme d’autonomie souvent galvaudé par le projet néolibéral (autonomie de l’entrepreneur et des marchés, Loi d’autonomie des universités…) n’en reste pas moins porteur de sens et d’idéaux pour qui souhaite agir concrètement dans son espace de vie.
En présence de : Collectif Caracol (George Lapierre, Annette Crocre, Annick Stevens)
Alessi Dell’umbria (auteur de Histoire universelle de Marseille de l’an 1000 à l’an 2000)
Salvatore Condro ( sociologue-ethnologue)
Longo Maï
L’Equitable Café 2007